Vous la voyez la vague ?

Réflexion prospective sur un effet démographique local et ses conséquences à venir

Groix, agir ensemble

2/17/20262 min read

A Groix, aujourd'hui, 52% des habitants ont plus de 66 ans. L’insularité aggrave la perte progressive d’autonomie en termes d’isolement et de poids sur des retraites souvent modestes.  Elle devient alors une vraie contrainte.

L’accès à des services de qualité pour les personnes en perte d'autonomie est un enjeu majeur, ici plus qu’ailleurs.
La responsabilité de l'EHPAD et des services d'aide à domicile (SAD) appartient à la mairie. Garantir le droit aux groisillons de vieillir dignement sur leur lieu de vie, à un coût accessible, c’est précisément conserver cette prérogative.

Les difficultés financières actuelles de ces services sont certes à prendre au sérieux, comme à l'échelle nationale, d'ailleurs.
A Groix, il n’y a pas d’urgence, la trésorerie compense, du moins pour le moment. Néanmoins, le nombre d’habitants concernés par le vieillissement et la perte d’autonomie, au cours des 20 prochaines années, va demander un effort hautement prioritaire.
Et d'autant plus sur un territoire difficile d’accès. Ce n’est pas une question de courage mais de légitimité.

Contre toute attente, le  premier effort à consentir n’est pas financier, mais bien humain. En effet, si l’ensemble de ces services vient un jour à disparaître, ce ne sera pas faute d’argent, mais faute de professionnels. Le métier est exigeant physiquement et mentalement. La formation et l’engagement personnel sont déterminants. Seule la sécurisation de l’emploi permet de les valoriser.

Les échos perçus sur le terrain ne semblent pas, hélas, aller dans ce sens.
C'est pourquoi nous voulons :

  • Evaluer l’efficacité (qualitative et financière) des services actuels rendus à nos aînés.

    • Répondons-nous à leurs besoins ? à leurs attentes ? Que faire de mieux ?

    • Où va l'argent ? Qu'est-ce qu'on en fait ?

  • Répondre aux besoins réels depuis la première perte d’autonomie jusqu’à la grande dépendance

    • Ergonomie du domicile, mobilité, mutualisation des professionnels, liens avec les infirmiers libéraux

    • Suivi permanent et actualisé

  • Soutenir l’accès à l’emploi et à la formation des groisillons sur ces métiers spécifiques.

  • Mener une politique volontariste d’accès au logement des professionnels.

Alors ? la vague, vous la voyez ?

Retenons ensemble, que dans les années qui viennent, il nous faudra des mains, des bras, des cœurs, des yeux et des oreilles et beaucoup de bienveillance.  

Groix, agir ensemble